Projet Agronickel

Le projet FACCE Agronickel est en quelque sorte le cousin du projet Life-Agromine.

Le but de ce projet est d’adapter des agro-écosystèmes pour améliorer l’efficacité des sols et ainsi mener à une nouvelle culture d’agromine incorporant tout la filière et couvrant des milliers de km² en Europe. Elle bénéficierait aux communautés locales par un développement rural et durable.

Agronickel a identifié les problématiques ayant besoin d’être résolues afin que l’agromine puisse se développer pleinement en Europe. Une agronomie classique a déjà été développée pour Alyssum murale, plante hyper accumulatrice de nickel. Cependant il est nécessaire de se diriger vers une agriculture plus durable et écologique. Le projet se subdivise en 4 parties (work package, WP) :

 

WP1

Élaborer une nouvelle agronomie plus agro-écologique pour les plantes hyperaccumulatrices (en utilisant la co-culture, la jachère, des amendements biologiques et des outils biotechnologiques). La réutilisation de la biomasse des plantes doit être réfléchie au sein d’un cycle intégré.

WP2

3 réutilisations de la biomasse ont été évoquées

  • La combustion des récoltes afin de générer de l’énergie,
  • La production de Nikel et sels de nickel valorisables,
  • La production de sous-produits riches en calcium et potassium qui pourront être recyclés pour fertiliser les sols d’agromine (si la réglementation l’autorise).

 

WP3 & 4

Déterminer tout l’éventail de services écosystémiques rendus et les optimiser (en réalisant une analyse du cycle de vie). La filière agromine peut permettre de

  • développer une bio-économie locale,
  • fournir une source d’énergie dite verte,
  • maintenir, voire améliorer, la fertilité des sols des régions ultramafiques (fertilisation, diminution du taux de Nickel du sol)

Le projet s’intéresse tout particulièrement aux impacts potentiels

  • de l’utilisation de la biodiversité locale,
  • de l’échange de patrimoine génétique,
  • des activités de pollinisation.

 

Agronickel associe les leaders européens de la recherche en phytomine et intègre aussi des PME (petites et moyennes entreprises) déjà en activité dans cette filière. De plus une PME et une start-up sont prêtes à exploiter l’agromine en utilisant les technologies développées au sein du projet Agronickel.